CELA SEMBLE ÊTRE UNE TRÈS MAUVAISE IDÉE
Le 16 juillet 2026
Depuis que SpaceX a commencé à lancer les satellites Starlink en 2019, les astronomes sont de plus en plus inquiets. Il est désormais presque impossible de réaliser une image du ciel profond sans que des traînées de satellites n’apparaissent en arrière-plan. La mégaconstellation compte près de 11 000 satellites opérationnels, et SpaceX en a lancé 1 730 supplémentaires au cours du seul premier semestre 2026.
Bientôt, Starlink pourrait bien être le cadet de leurs soucis.

Illustration d’artiste montrant de la lumière solaire réfléchie depuis l’orbite terrestre. Les chauves-souris, les lucioles et d’autres espèces nocturnes pourraient voir leur obscurité perturbée par des faisceaux mobiles de lumière artificielle.
La semaine dernière, la FCC a autorisé Reflect Orbital Inc. à lancer un immense miroir spatial baptisé « Eärendil-1 ». Depuis une orbite située à environ 625 km d’altitude, celui-ci projettera sur la Terre une tache lumineuse mobile de 5 km de diamètre, d’une luminosité comparable à celle de la pleine Lune. Par la suite, l’entreprise pourrait combiner les faisceaux de plusieurs satellites afin de créer des projecteurs beaucoup plus puissants. Reflect Orbital prévoit de lancer 50 000 satellites supplémentaires d’ici 2035 afin de commercialiser de la lumière solaire à la demande pour les fermes solaires, les chantiers de construction et les équipes de recherche et de sauvetage.
Si le projet de Reflect Orbital se concrétise, il pourrait s’avérer catastrophique non seulement pour l’astronomie, mais aussi pour l’ensemble du monde naturel. Les animaux nocturnes et les plantes qui fleurissent la nuit, dont les cycles sont réglés par des millions d’années d’évolution, verraient soudainement leur obscurité interrompue par des zones mobiles de lumière solaire réfléchie. Un maigre réconfort : Reflect Orbital affirme que cette lumière ne sera pas suffisamment intense pour provoquer des incendies.
La FCC elle-même a reconnu certaines de ces préoccupations, mais a précisé dans sa décision que l’astronomie optique et les questions environnementales relèvent en grande partie de compétences extérieures à sa juridiction. Elle ne peut réglementer que l’utilisation des fréquences radio par le projet. À ce jour, aucune agence fédérale américaine ne fixe de limite à la luminosité que peut émettre un satellite.
La demande déposée par l’entreprise auprès de la FCC a suscité plus de 1 800 commentaires du public, dont la plupart étaient très critiques. Malgré cela, le lancement d’Eärendil-1 est désormais prévu avant la fin de l’année.
Préparez-vous à voir beaucoup trop de lumière solaire.
Info de la Source Publié * ICI

